Désherbage : se passer complètement des produits phytopharmaceutiques ?

Questions-réponses - Le 15 October 2020



© Plante&Cité / Baptiste Chassaing.

De plus en plus d’entreprises du paysage s’engagent pour préserver l’environnement et la santé des citoyens en faisant évoluer leurs pratiques afin de les rendre plus favorables aux écosystèmes.

Ainsi, d’importants efforts ont été menés pour réduire l’usage des produits phytopharmaceutiques dans la gestion des espaces verts. Elles développent donc la maîtrise de techniques alternatives d’entretien des espaces, y compris pour le désherbage. Elles peuvent établir précisément un diagnostic des besoins, de la biodiversité, un budget pour l’espace à aménager et l’entretien en zéro phyto.  
Dans le cas du désherbage alternatif, plusieurs modes d’intervention sont possibles. Le tout est d’adapter cette technique au terrain à traiter en concertation avec la collectivité, par exemple :

  • Intervenir mécaniquement de manière superficielle pour réaliser un faux semis : il s’agit d’une préparation du sol favorable à la levée des adventices qui seront enlevés mécaniquement ou manuellement avant le véritable semis.

  • Semer en misant sur des mélanges d’espèces pour un rendu plus naturel.

  • Accepter que le couvert végétal ne soit pas uniforme ou monospécifique et anticiper l’entretien, l’idéal étant de le faire à l’avance et par écrit dans un échange entreprise/gestionnaire de l’espace vert.

Guide UNEP


Source : Guide « Zéro Phyto » – Retours d’expériences d’entrepreneurs engagés – 2020. Publié par l’UNEP, Les Entreprises du paysage, avec le soutien de l’OFB dans le cadre du plan Ecophyto2.