Ville-nature : Un appel à action lancé aux élus et acteurs de l’immobilier

Actualités - Le 28 juin 2019



© Sylvain Barthélémy/VAL'HOR

Début juin à Paris, VAL’HOR et le Conseil international biodiversité et immobilier (CIBI) ont rassemblé décideurs publics et privés pour favoriser l’intégration de végétal au sein des villes.

Une centaine d’élus, de professionnels de l’immobilier, de la ville et du paysage, de scientifiques et journalistes ont répondu présents à l’appel de VAL’HOR et du CIBI pour une « Ville-nature » le 5 juin dernier au Jardin des Tuileries, dans le cadre de Jardins, jardin. La rencontre s’inscrivait dans une démarche lancée en décembre à l’occasion du Salon de l’immobilier. Si ce premier temps fort avait été l’occasion de réfléchir à l’urgence climatique et aux retombées de la nouvelle donne positive des aménagements verts, ce nouvel événement a permis de sceller plusieurs initiatives majeures. 


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Par l’intermédiaire de son président Mikaël Mercier, VAL’HOR a signé une convention pour intégrer le programme « Action Cœur de ville ». Porté par le gouvernement, ce dispositif d’accompagnement vise à dynamiser les centres de 222 communes. La convention permettra notamment d’accompagner les élus dans leurs programmes : piétonisation, végétalisation, attractivité des centres-villes pour l’activité économique et le logement etc. Par ailleurs, l’événement a été l’occasion pour le vice-président de la Métropole Grand Paris, Daniel Breuiller, d’annoncer la signature d’une future charte de la « Métropole nature », le 2 juillet prochain, pour fédérer les communes métropolitaines et un grand nombre d’acteurs publics et privés qui s’engagent dans la préservation, le développement et la valorisation des espaces de nature.

PLU, libération d’espaces… des pistes pour accélérer le mouvement

Parmi les intervenants de l’événement, Jean-Pierre Gueneau, président de l'Observatoire des villes vertes et d’Hortis - les responsables d’espaces nature en ville, a insisté sur le rôle clé des PLU (Plans locaux d’urbanisme). Pour lui, les PLU sont insuffisamment utilisés alors qu’ils sont des outils incontournables pour construire un cadre de vie sain, attractif et durable.  

Jean-Marc Bouillon, président d’honneur de la Fédération Française du Paysage, est par ailleurs revenu sur l’enjeu des infrastructures vertes comme matrice de la ville de demain, et sur les évolutions urbaines en cours. Pour le paysagiste, l’autonomisation et le partage des voitures permettraient de limiter le nombre de véhicules en ville et de libérer une quantité considérable de foncier, soit des zones idéalement situées à végétaliser. Une piste appuyée par Hélène Verbockhaven, directeur Solutions végétales et fermes urbaines chez Engie, qui a évoqué Singapour, ville verte de référence au niveau mobilité : « le projet de rendre « l’espace terrestre » aux habitants n’est pas utopique. Les programmes d’aménagement de voies de circulation au sous-sol y sont déjà en cours. »